Gazou et Gazelle montent en selle


Blog / vendredi, novembre 23rd, 2018

Une chose est sûre, si on devait arrêter le voyage ici au Maroc, on pourrait déjà en raconter des vertes et des pas mûres ! Le ferry…rien que le ferry…

Un de nos amis nous disait récemment : « Tu sais, Algésiras c’est un peu le port du Havre version hispano-marocaine ». A mon avis, on sort de la comparaison assez rapidement. Algésiras c’est des kilomètres de port avec des mecs qui sortent des fourrés – comme les marionnettes de Guignol à accordéon qui faisaient peur quand on était petit – pour vous demander de vous arrêter, parce qu’ils ont besoin de « contrôler » vos billets, vous diriger vers la bonne compagnie (un quai vide, en général) et le tout avec un aplomb qui marque un trait final à la comédie.

Tanger Med

Mais c’est aussi des ribambelles de vielles bagnoles de marque européennes (avant que l’Europe soit l’Europe, c’est vous dire) sur des suspensions tirant la langue et tournant de l’œil, chargées comme des mulets haltérophiles de matelas, de vélos, de bazar façon caverne d’Alibaba, avec à peine une place pour le conducteur et une invitation à l’imaginaire le plus folklorique. Je serais curieux d’avoir les statistiques de l’INSEE – ou je ne sais quel autre institut – sur le nombre de contrôles techniques et de contrôles de police qui se sont épongés le front en voyant ça.

Algésiras, enfin – et personnellement on a surtout retenu ça – c’est des tas de véhicules incongrus, issus des stocks de l’armée française, allemande, anglaise ou de retour de Katmandou, avec des formes et des volumes surréalistes, pour la plupart suçant du 25L/100 minimum dans les dénivelés négatifs, qui ressemblent plus à des véhicules de l’espace qu’à des camping-cars, et pourtant ! A écouter Michel et Karine – nos Belges-surprise du Ferry et de notre première nuitée – on se dit que c’est fou ce que peuvent contenir de trucs et astuces les maisons sur roue qu’on croise ici et là sur les routes du soleil.

Parce que le Maroc c’est un peu ça en cette saison : un lieu de migration pour tous les européens frileux et libres de leur temps. Sauf que cette année, pas de bol, c’est la méga saison des pluies : ça ressemble plus à la VIème grande extinction, avec pluie diluvienne au programme, inondations, champs de boue à perte de vue et des litres d’eau dans les poumons des voyageurs soumis à tant d’humidité.

Désert et ciel de plomb

Si on s’arrêtait là dans notre premier récit marocain, vous penseriez certainement qu’on n’est pas dans notre assiette et qu’on va bientôt remonter. Sauf que…

  • Primo, là-haut il fait plus froid qu’ici et on n’a pas l’intention de se rafraîchir les miches avec vous cet hiver
Soleil couchant à Oualidia
  • Secundo, le Maroc partage quand même un peu de son charme sous la pluie : rencontres, gastronomie et paysages au rendez-vous sur le podium.
Front de mer de Oualidia
  • Tertio, on a un projet à enclencher dès notre arrivée à le Sénégal et plus il approche…plus on a les crocs.
Epices à la Medina d’Essaouira

Et n’oublions pas, pour finir, qu’après Essaouira (ça ira) – où l’on s’attendait à plus d’héliothérapie que de balnéothérapie – il y a Agadir (rien à dire) et sa fidèle réputation d’ensoleillement. Et j’aime autant vous dire que Cam, faut pas lui en promettre. Et si la météo a dit Soleil à Agadir, préparez vous à des réveils matutinaux et des étapes lourdes en kilomètres parce qu’on n’en perdra pas un gramme de ses rayons !

Voilà voilà.

  • Et avec ceci ?
  • Ce sera tout pour aujourd’hui.

A plute !

Zig et Puce
Pour Respons’Appro

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