Togo-lay


Blog / mercredi, avril 17th, 2019

Bla-bla-bla et autres niaiseries togolaises.

Quand t’arrives au Togo par le Ghana ça ressemble à ça. Enfin…y a plusieurs frontières mais celle-ci elle est coton. La petite histoire c’est qu’on va passer sur la réfection des routes – d’autant qu’on s’est bien rendu compte ensuite que le Togo, niveau routes, c’est quand même dans le Top2 de la sous-région – mais c’est plutôt au niveau des papiers que ça pose question : on était pas mal calés pour le véhicule, étant donné qu’on a le Carnet de Passage en Douanes, mais côté visas on était un peu légers, pour pas dire « à poil ». Le gars sur place s’en est pas tellement ému même s’il s’est longtemps gratté le haut du crâne pour prendre la mesure de la situation : pas de visas – passe encore – mais le poste de douanes ne possédant pas de tampon, ni d’encre, ni de papier, il n’est même pas possible d’organiser un atelier scrapbooking. La solution :

  • Je vais plendle le nom et le numéro du véhicule. Pou’ la douane c’est au bout du goudlon. 14 kilo.
  • Et pour les passeports, chef, on fait comment ?
  • C’est cé qué yé dis : je n’ai pas le tampon, là. C’est la police, su’ le goudlon.
  • Ah…ok.

Pour être exhaustif, on a quand même appelé l’immigration entre temps, pour vérifier que mon histoire tenait vraiment la route : j’avais affirmé en arrivant que le ministère nous avait dit que sur place on pourrait obtenir un passe-avant. Bon, le réseau ne fonctionnait pas, il a bien fallu me croire. Non sans montrer mon historique des appels à ce douanier rigoureux. La fin de l’histoire c’est qu’on est bien allés 14 « kilos » plus loin « su’ le goudlon » et que là-bas les gars nous ont dit que la France c’était moins bien que la Chine (sauf que c’est encore nous qu’on fait le goudron ici et que c’est pas mal mieux qu’ailleurs où c’est les chinois) et puis z’ont pas pu nous faire non plus de passe-avant faute de matériel. Le douanier, quant à lui, il a bien voulu qu’on lui explique le process administratif et le coup de tampon et puis on lui a refusé les cadeaux si gentiment demandés en dédommagement de son travail.

Nous sommes donc repartis, le moteur haut et la roue légère, sans visas mais avec des crampes aux abdos.

  • Et sinon, Madame la Marquise ?
  • Tout va très bien !

On a cherché un bivouac ce jour-là, bien haut sur les plateaux du midland togolais. On y a mis le temps mais on l’a trouvé. Pour tout vous dire on a eu de la super piste mais on commençait quand même à se décourager de ne rien trouver à notre goût. Tant et si bien, d’ailleurs, qu’on a fini par se caler sur un joli virage en lacet – formant une sorte de terrasse au-dessus du vide – lorsque que quelques braves gueux du quartier nous ont indiqué un espace un peu plus haut, soit-disant bien plus tranquille et adapté.

Adapté ça l’était, puisqu’il s’agissait d’un terrain d’école spacieux et plat comme on les aime en vanlife. Tranquille ça c’est moins sûr : c’est-pas-compliqué-c’est-bien-simple, j’ai passé trois heures à jouer au foot avec les mômes de la cité, des fans de M’Bappé, c’est vous dire leur déception quand ils m’ont vu tapé le ballon ! C’est dans ces moments-là je pense qu’on sent que la trentaine c’est déjà un âge avancé : on a plus les jambes, on a plus le cardio et puis on a plus la patience : trois minutes de foot, passe encore, mais trois heures c’est carrément vicieux ! En réalité, on a bien ri. Un peu moins le lendemain quand il a fallu réveiller les muscles engourdis.

Pendant ce temps-là, Cam qu’avait pas l’air très solidaire sur le ballon rond s’est quand même aps tourné les pouces bien longtemps. Toute sieste étant proscrite – notamment parce que le camion siégeait au milieu du terrain de foot – Cam a sorti les perles pour les enfiler (oui oui !) avec une petite en guenilles qui traînait par là. La petite en question je lui avais bien proposé de jouer au foot avec nous et tous les momignards m’avaient dit que c’était pas envisageable. Mouton noir ? Lol. En fait c’était juste une fille. En pantalon. Pas franchement habituel dans ces contrées reculées. Enfin, vous me direz, ici on se sape avec ce qu’on peut, c’est-à-dire les restes du troisième cycle de vie des fripes venues d’Europe et plus assez bonnes pour faire l’objet d’un quelconque business.

Et ça n’a pas loupé, une fois qu’elles ont commencé à enfiler des perles, toutes les gamines des environs sont venues observer l’atelier éphémère – et Dieu sait pourtant si en Afrique les femmes sont travailleuses. Le cercle grandissant, Cam qui ne manque pas d’idées a lancé un atelier cinéma : et tout le monde a eu droit aux Looney Tunes, entrecoupés de dribles et autres prouesses footballistiques dans les rangs des spectateurs. Ça les a bien fait rire les bêtises animées des ricains. Sur la photo y en a pas mille mais c’était que le début. Quand l’équipe de foot a eu fini de déserter et que les gamins de corvée sont revenus à bride abattue, on aurait eu de quoi faire rougir les marches de Cannes.

Et puis le soir est venu. Avec le soir, une merveilleuse tranquillité et une délicieuse quiétude dans le silence de la nuit. Les émotions d’un passage de frontière, les cris des enfants, l’infatigabilité de ceux-ci aussi ne sont pas de tout repos et quand le soir se couche et qu’enfin vous pouvez vous assoir, ouvrir une boisson fraîche en vous délassant dans votre chaise pliable de pêcheur du dimanche, alors plus rien n’égale le paradis que ce moment.

Mais voilà que les mauvais génies ne sont pas du tout d’accord. Voilà que les esprits du village – ceux des ancêtres probablement – s’amusent à vos dépends. Quand enfin nous nous sommes affalés lourdement sur nos merdouilles chinoises en tissus, trois petits lutins – qui n’ont rien à envier aux korrigans de Bretagne, ni même aux farfadets d’Irlande, ni encore aux gnomes de Scandinavie – sont venus tout doucement nous observer à quelques dizaines de centimètres à peine de nos chaises, les yeux écarquillés et la bouche fermée à clef.

C’est que pour eux la journée n’était pas finie. Leurs compagnons de jeu étaient rentrés manger le foufou familial, mais chez eux point de foufou. Tristement, penauds d’agir sans vraiment comprendre, ils sont venus – commandités par le gouvernement maternel – quémander un petit quelque chose au blanc-plein-d’argent. Cela nous a été raconté, nous l’avons vu et nous l’avons vécu : les grands envoient les petits « tirer » quelque chose du touriste de passage. Souvent l’enfant a un peu honte de cette situation, mais au bout – entre une peu d’humiliation et une rouste « maison » – le choix est vite fait.

Attendris, nous l’étions. Peinés et en colère aussi. D’autant qu’il ne nous appartient pas d’entretenir ce genre de comportements. Il est vrai que souvent ces gens n’ont pas grand-chose, mais on ne peut accepter l’idée que les enfants se retrouvent les petits Oliver de cet infâme Faggins juste parce que c’est la récession. Alors nous ne donnons pas souvent. Et quand nous donnons un petit quelque chose c’est en créant une situation venant justifier le don : partager un goûter que nous-même nous prenons, par exemple.

Ce soir-là c’était l’apéro. Comme tous les soirs en fait ! Et nous avons partagé les arachides et le sirop de grenadine. A peine avions-nous sortis le paquet d’arachides que ces trois petites têtes blondes 😊 s’étaient sagement déchaussé et agenouillés sur la natte devenue « familiale ». Et c’était touchant. Nous ne sommes pas allés jusqu’à leur offrir le dîner et, en un sens, cela vaut mieux je crois : il importe que Madame Mac’Miche, leur mère et maratre, intègre l’idée que le « blanc » n’est pas nécessairement une banque alimentaire.

Il y eut un soir, il y eut un matin, ce fut le premier jour.

Oh la belle verte !

Mais où est Charlie ?

Au détour d’un village perché dans les plateaux togolais, nous sommes tombés sur une petite échoppe, façon « Fnac » locale : du genre où on trouve de l’électro à des prix abordables et des tas d’autres trucs super utiles et de super mauvaise qualité. Des chinoiseries, en d’autres termes. Faudrait d’ailleurs faire un article sur les chinois, un de ces quatre, on en aurait des jaunes et des pas mûres à raconter 😊

Bref, on est tombé sur la Fnac et on a voulu acheter un petit transistor, historie d’arrêter d’écouter la radio sur un tel pourri qui capte une fois sur deux. Pour les alertes à la bombe du village d’à côté c’est tout de même mieux. Tout de suite on s’est retrouvés en mode négo hardcore. Ce que le gars savait pas c’est que le prix on le connaissait parce qu’on l’avait demandé au douanier la veille ou l’avant-veille parce qu’on la trouvait bien chouette la sienne en plaqué lino effet bois avec les dorures et tout.

Cam a vécu du grand Gonzague à ce moment-là : d’abord, il faut demander le prix de tous les transistors un par un. Double effet kiss cool assuré : le gars ne sait pas quel transistor vous voulez et c’est le moment où vous détectez les anomalies dans l’annonce des prix. Ensuite, vous le serrez au collet : prix de toubab, prix exorbitant, prix pas logique, tout est bon pour le faire marroner en quelques minutes. Quand la viande est tendre, vous la claquez sur les deux faces : vous annoncez les prix des transistors, basez sur ce que vous en connaissez et sur ce que vous estimez au pif avec votre expérience grandissante en la matière.

Une grande assurance en soi est ici recommandée parce que le vendeur sera déstabilisé par votre connaissance feinte ou réelle et finira par croire que c’est vous qui avez raison. Parce qu’au fond, même si vous faites un peu erreur sur les montants, lui aussi et il le sait donc il a compris que vous savez négocier à l’africaine. Et c’est là que ça commence vraiment : maintenant vous pouvez discuter sereinement la réduction du prix.

Tant que le mec commence pas à coincer, ça n’est pas le bon prix. Quand vous voyez que ça vient, libre à vous de vous arrêter là et d’estimer que vous n’allez pas non plus rincer un gars qui gagne trois croûtes. Si le gars bouge pas du prix de départ – comme ce fut le cas ce jour-là – vous cognez un grand coup : vous sortez votre montant en billets et vous le posez sur le présentoir, vous prenez l’appareil qui vous intéresse et vous dites à votre compère que maintenant c’est une chance à saisir ; il prend l’argent ou bien vous achetez ailleurs. Ça ça marche pas mal en général.

Ce jour-là j’ai même poussé le bouchon un peu plus loin : je suis monté dans le camion en lui disant qu’on n’allait pas perdre du temps à discuter un prix connu de tous. Je vous l’ai faite courte mais en réalité le gars se faisait chiquer par ses potes en lui disant qu’il exagérait. Fort de cette assurance j’ai fait ma scène du mec qui s’en va et d’un coup le prix est tombé à quelque chose près au prix demandé. J’ai allongé la différence en embarquant une paire de pile supplémentaire et la négociation était finie.

Quand on fait le calcul des prix dont il est question, on est tentés de se dire « à quoi bon ? ». Pour le principe : le prix ne peut pas être fonction de la tête du client et de son portefeuille supposé. Passe encore pour les tranches d’impôts en France, mais au marché ça n’aurait pas de bon sens. Et puis que diront les suivants – ceux qui passent après nous – et qui se font lester leur porte-monnaie de sommes de plus en plus considérables sous un prétexte fallacieux.

Peut-être arrivons-nous partiellement à limiter l’idée que les occidentaux sont des vaches à lait. Au moins ne prenons-nous pas le risque de faire croire l’inverse. Et c’est déjà ça de gagné. Il n’empêche que quand je fais mon cinéma, Cam se cache derrière son strapontin, et rien que pour ça je ne m’arrêterai pas 😊

Etape 1 : Tu coupes la cabosse de cacao à la machette, sans oublier – à ce moment précis – de ne pas passer tes doigts au massicot en même temps.

Au préalable, tu as ramassé un sachet de « pure water » en plastique. Ça c’est facile, y en a à peu près tous les deux ou trois mètres en Afrique de l’Ouest. Tu remplis le sachet d’une bonne terre à cacao et puis tu vas chercher ta cabosse et ta machette.

N’oublies pas tes claquettes vert pomme fluo, tu gagneras en crédibilité.

Etape 2 : Ensuite, tu démontes la cabosse, tu choisis ta graine de star et tu enfiles ton pouce vert : ça va être le moment de planter sévère.

Ah oui, n’oublies pas d’aller chercher un petit bout de scotch d’électricien rouge afin de réparer le trou qu’il y a au fond de ton sachet de pure water. Un travail bien fait est un travail terminé.

Ensuite tu vas voir ta femme avec ton cacao tout beau tout neuf – qui ressemble pas encore à du cacao étant donné que tu viens de le planter – et t’attends qu’elle te traite comme un enfant qui aurait planter un avocat dans de la ouate pour la fête des mères.

Après ça tu dis « rira bien qui rira vers la fin » et tu pars en tournant sur tes talons façon Sarah Bernard.

Et toc !

Beau gosse en shooting.

  • T-shirt « Mooney Bay Marina”, du nom du parking à bateau d’Alain « mon Joe » sur le lac Champlain aux Etats-Unis.
  • Short délavé des années scoutes de monsieur : plus de boutons mais des chouettes poches et un fort goût de nostalgie. Braguette fonctionnelle, c’est l’essentiel.
  • Claquettes mauritaniennes résistant encore et toujours après tous ces mois de voyage.
  • Sourire niais du mec qui veut pas poser parce que c’est l’heure de planter le cacao.

Faudra encore attendre pour le cacao, madame veut aussi sa photo !

Nous pourrions appeler ce cliché : « Instantané de la Vénus africaine en apparition surprise dans les monts togolais ».

« Vous connaissez ma femme ? Elle est belle ma femme, hein ?! »

Plus sérieusement, ce jour-là, nous sommes aller nous fiche au sommet du mont Kloto, en son point absolument supérieur, nous offrant une vue à couper le souffle sur toute la vallée et le restant des plateaux qui n’étaient pas ridicules non plus.

Avec les plateaux viennent les grandes fraîcheurs – sur l’échelle africaine des températures – et ça on doit vous dire que c’est le pied : le soir, quand le soleil se couche et que la fraîcheur se pointe ça ressemble probablement au nirvana ou je ne sais quel nuage de fumée bleue.

C’est là aussi qu’avaient dormi nos copains Family On Tracks et doit même avouer qu’on avait d’abord eu l’idée d’aller ailleurs. C’est d’avoir jeté un œil sur leurs bivouacs qui nous a décidé. Merci les copains !

Le coq

 

(Jules Renard)

 

Chaque matin, au saut du perchoir,
Le coq regarde si l’autre est toujours là,
Et l’autre y est toujours.
Le coq fait le beau, gonfle ses plumes,
Qui ne sont pas mal,
Celles-ci bleues et celles-là argentées,
Mais l’autre, en plein azur, est éblouissant d’or.
Le coq rassemble ses poules, et marche à leur tête.
Voyez, elles sont à lui ;
Toutes l’aiment et toutes le craignent,
Mais l’autre est adoré des hirondelles.
Le coq se prodigue : il pose, ça et là,
Ses virgules d’amour, et triomphe
D’un ton aigu, de petits riens,
Mais l’autre éclate encore
Des derniers feux du soleil,
Et chante de sa voix pure,
Le pacifique angélus du soir.

#nofilter

Coucher de soleil, un soir, au mont Kloto.

Là on n’a pas fait beaucoup d’efforts…un coucher de soleil parmi tant d’autres, me direz-vous 😊

Le monde en regorge, il n’y a qu’à y prêter attention.

Voulant, tous deux, faire plaisir à nos belles-mères respectives, nous avons pris ce cliché de nos sœurs les vaches venant se désaltérer dans le courant d’une onde pure, sans qu’à un seul instant un loup survînt à jeun et que la faim en ces lieux eût attiré.

Mattez le bronzage ! Sans carotène et sans crème quelconque.

Laissez tomber les cosmétiques et viendez-y voir sous les tropiques !

Viens danser,
Sous les sunlights des tropiques
L’amour se raconte en musique
On a toute la nuit pour s’aimer
En attendant viens danser
J’aime l’océan pacifique
Ça m’fait quelque chose de magique
Y a rien à faire qu’à rêver
Prends-moi la main, viens danser !

A force de voyager comme des saltimbanques, dans notre véhicule – sinon pouilleux – un poil vieux et crotté, il ne fallait pas s’étonner de finir sur un campement de romain-michelles. Entre gens du voyage, quoi ! La calotte de ses morts !

Et on n’a pas regretté notre expérience avec les gens du cirque : comme nous, ils se nourrissent de leur pêche, comme nous ils sont courageux mais pas téméraires au point de se baigner dans la vase, comme nous ils trouvent que la nature « c’est bô ».

Ça c’est un peu la photo « Oncle Jules » de Pagnol mais avant la rascasse. Tartampion et Lampion – munis d’un fil de pêche et d’un talkie-walkie – partent à la guerre avec les crocrocros. Equipés comme ils sont, s’ils ne reviennent pas avec au moins avec autant de poissons que les fils de Zébédée (ou quelques bartavelles !) ils s’appellent pas Dupont et Dupond ! Je crois bien qu’ils ont mangé leur chapeau, en fin de compte.

Ah ouais ? On s’appellent pas Dupont et Dupond ?! C’est ce qu’on va voir ! Je peux vous dire que quand on aura fini notre cane à pêche de l’espace avec gaule en épineux et moulinet en plastique recyclé, on les attendra les petits rigolos du dimanche qui veulent se payer notre tête ! Y a qu’à mirer nos petites faces sérieuses en train de bricoler pour comprendre qu’on était pas là pour plaisanter. La pêche c’est sérieux, mes p’tits gârs !

Faute de grives…tout ça tout ça, on a fini par faire de la poésie : on a pris des photos, à défaut de poissons et je crois qu’on s’en est mieux tirés. Mais on reviendra. Plus forts.

Et bim ! Qu’est-ce que je vous avais dit ? 😊

L’Armada espagnole elle-même au mouillage ! Si avec ça on n’attrape pas un truc, je vous fiche ma paie que… que rien du tout, mais là je le sens bien.

Alors comme souvent quand y a du soleil, c’est l’heure de la sieste, ici. Donc là ça fait pas exception, c’est la sieste. C’est tout de même une jolie petite scène de pêche, non ?

A ce moment-là, on était avec les FOTé (qui signifie « blanc » dans une langue guinéenne) et on avait grand faim !

Alors on s’est mis en quête – Dupont et Dupond, bras dessus bras dessous – afin de rapporter la pitance à tous ces estomacs criards. Deux échecs peut-être, mais pas trois !

Ah ! Ça y est ! Des copains pêcheurs en train de hâler les filer ! Ni vu ni connu j’t’embrouille, on va leur chiper deux trois bricoles pour trois francs six sous et dire à nos femmes que c’te fois-ci – foie de morue – on n’est pas rentrés brocouilles.

Faisaient tellement pas la sieste ceux-là que le filet allait pas s’échouer avant 14 heures ou 15 heures. On était gros jean comme devant et bon pour trouver une autre solution.

Qu’à cela ne tienne, nos deux meilleurs agents sont sur le coup –> –> –> …

…Jean-Zag et Jean (le) Cam, nos deux Jean-Bond préférés, amateurs de jambon mais aussi de gens bons et de bonnes choses. Avec une équipe comme celle-là, Koh-Lanta c’est de la gnognotte à côté : z’êtes sûrs de ramasser le gros lot et les grelots.

Et pour ça, ils ont une arme secrète : ils parlent la langue !

Si la langue tu parles, le poisson tu obtiendras.

Mais pas sans négocier, mon p’tit pote. Oublies pas d’où tu viens !

  • Bon je te file un billet – dollars américains – et tu me files tes poissons, ok ?
  • Tu dis rien à mes potes pour les billets, ok ?
  • Donne l’argent, visage pâle. Tu parles notre langue !

Il est pas beau le travail ? J’l’avais dit ou j’l’avais pas dit ? Vrai ou pas vrai ? Ca c’est pas des beignets de crabe, hein ?! 😊 Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous appelez Patrick !

Et forcément, qui c’est qu’on fout à la vaisselle… c’est bibi. Le gârs va pêcher les écrevisses pour tout le monde et en plus c’est lui qui brique la porcelaine et l’argenterie. Y a pas d’justice, c’est moi qui vous l’dis.

 

Voilà voilà.

 

  • Et avec ceci ?
  • Ce sera tout pour aujourd’hui.

 

Ah non ! C’est pas tout !

 

Depuis les écrevisses j’ai arrêté de faire la cuisine. Par contre, je me prends toujours des bâches.

 

 

Allez, à plute !

 

 

Zig et Puce

Pour Respons’Appro

 

 

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